La transaction de domaines viticoles en France

Enquête exclusive Vinea Transaction

La transaction de domaines viticoles en France- un marché qui a le vent en poupe

Le marché du foncier viticole français est en progression nette et régulière. Une tendance
qui s’est confirmée ces dernières années avec la persistance de la crise financière. Le
patrimoine viticole français est aujourd’hui en pleine redistribution. Marché de paradoxe,
il attire tous azimuts les néophytes investisseurs chinois et capte les professionnels du vin, signe incontestable de la valeur refuge et d’avenir qu’il représente.


Vinea Transaction, premier réseau français spécialisé dans la transaction de domaines
viticoles, mène chaque année une étude chiffrée auprès de ses agences et croise ces données avec celles de la Safer*, du service statistique Agreste** et de la chambre des notaires. Une analyse qui lui confère une place d’observateur de choix du marché et des tendances de demain.

* Société d’aménagement foncier et d’établissement rural.
** Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire – Service de la statistique,
de l’évaluation et de la prospective agricole.

Vinea Transaction : un observatoire du marché du foncier viticole

Chaque année, le réseau Vinea Transaction mène une étude chiffrée auprès de ses agences et croise ces données avec celles de la Safer*, du service statistique Agreste** et de la chambre des notaires. Une analyse qui lui confère une place d’observateur de choix du marché et des tendances de demain. Zoom sur un secteur aux caractéristiques uniques.

* Société d’aménagement foncier et d’établissement rural.
** Ministère de l’Agriculture, de l’Alimentation, de la Pêche, de la Ruralité et de l’Aménagement du territoire – Service de la statistique, de l’évaluation et de la prospective agricole.

Trois marchés distincts dans le foncier viticole
Le marché des crus* AOP (10 % des surfaces échangées)
Dès lors qu’un cru est réputé, il devient une valeur sûre et offre une revalorisation régulière et constante. Une analyse sur les vingt dernières années fait ressortir une hausse annuelle régulière et constante de 9 %. La valeur de l’hectare a ainsi été multipliée par cinq
durant cette période.
* Les crus sont en appellation d’origine protégée (AOP) et sont à distinguer des appellations génériques et des appellations villages.

Le marché des appellations génériques AOP (60 % des surfaces échangées)
La revalorisation annuelle de l’hectare a très légèrement baissé (– 0,3% par an sur les dix dernières années). Toutefois, cette baisse est largement compensée par la hausse de l’immobilier qui lui est affectée. Ce marché est volumétrique et offre un excellent rapport
qualité-prix.

Le marché des IGP (30 % des surfaces échangées)
Le marché du foncier des IGP (indications géographiques protégées) est aujourd’hui moins spéculatif. Après de fortes hausses dans les années 2000, suivies d’un tassement dans les années 2005, l’hectare de vigne est actuellement stable et ferme.

Les prix moyens à l’hectare

Marché des crus – AOP

Les prix à l’hectare (hors crus d’exception) se situent entre 100 000 euros et quelques millions d’euros l’hectare. Établir une moyenne est sans intérêt, puisque les valeurs sont trop spécifiques aux crus.

Marché des génériques – AOP
Les valeurs de l’hectare se situent entre 15 000 et 20 000 euros selon l’état des vignes.

Marché des IGP
Le prix moyen est légèrement inférieur à 10 000 euros pour l’hectare à restructurer et 15 000 euros pour l’hectare offrant des cépages adaptés au marché du vin (merlot, cabernet, sauvignon, chardonnay, pinot…).

Des investisseurs majoritairement français
60 % des investisseurs sont français (professionnels du vin, chefs d’entreprise, commerçants…) et 40 % sont d’origine étrangère. Parmi ces derniers, on trouve une majorité d’Européens (60 %), suivis d’Américains, de Chinois, Russes et autres nationalités.

Les vignobles en tête des transactions
Les régions viticoles du Sud méditerranéen*, Aquitaine et Val de Loire constituent le trio de tête, qui assure plus de 70 % des transactions en volume. Il est suivi de marchés plus confidentiels comme Cognac, Bourgogne ou encore Champagne.
* Provence, Languedoc-Roussillon et Côtes du Rhône.

Un investissement moyen entre 2 et 4 millions d’euros
Pour acquérir une propriété viticole, il faut compter de 2 à 4 millions d’euros dans la plupart des régions. Cette fourchette représente en moyenne 80 % des transactions,
avec toutefois de grandes disparités par région.