Millésime Bio 2017 – Le marché du foncier viticole en bio, un concept naissant

Millésime Bio 2017

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A la veille de Millésime Bio qui se déroulera à Marseille (Parc Chanot) fin janvier 2017, Vinea Transaction propose un regard sur le marché du foncier viticole bio dans le vignoble méditerranéen.

40% du vignoble bio se positionne dans le sud-est de la France

Aujourd’hui près de 9% du vignoble français est cultivé en Bio. Plus précisément, selon l’agence Bio et l’AGRESTE (2015) 8.7% du vignoble national est en Bio ou en reconversion Bio. Au total 5 176 exploitations viticoles sont recensées avec une croissance annuelle de + 2% en nombre et +5% en surface.

Ainsi selon les derniers chiffres, 68 565 ha de potentiel viticole en culture bio ont été recensés dont 10 964 ha en conversion (C1, C2, C3).

Si la croissance annuelle se poursuit, la barre des 100 000 ha sera atteinte dans les 5 ans.

Cette évolution est particulièrement marquée dans les vignobles du Sud : la Vallée du Rhône, la Provence et le Languedoc représentent plus de 40% du vignoble Bio en France avec une forte proportion pour la seule Provence.

Le marché de la transaction des propriétés viticoles bio – Nécessité d’une réelle expertise :

Le réseau Vinea Transaction, pour sa branche Méditerranéen, enregistre près de 30% de ses ventes en propriétés Bio, preuve du dynamisme du marché.  Sur ces 7 derniers mois, il a été négocié 6 propriétés en culture Bio : IGP Vin de pays d’Oc, AOC Cabardès, AOC Ventoux, Cru Châteauneuf-du-Pape,  AOC Côtes-du-Rhône Villages et AOC Côtes de Provence.

La vente de vignes en culture Bio nécessite une réelle expertise pour un vignoble très exigeant et différent de la culture conventionnelle.

En effet, il s’avère que certains vignerons ont eu une approche d’opportuniste et se sont improvisés dans le bio. Conséquence : une partie des domaines à la vente et qui sont en culture bio offre des vignobles « fatigués », sous entretenus, exposés à de l’enherbement non contrôlé et présentant des taux de manquants dépassant les tolérances acceptées par les ODG (20%) et présentent des rendements sans cesse en baisse, rendant leur reprise périlleuse.

Le vignoble en culture bio n’accepte pas l’amateurisme, le « geste » doit être précis et l’engagement du vigneron complet au risque d’être confrontés à des problématiques majeures en matière de « stress-maladie », notamment la flavescence dorée dont la maîtrise n’est pas parfaite en culture bio.

A l’opposé de ces « opportunistes » et fort heureusement, la majorité des vignobles en culture bio sont détenus par des vignerons engagés et maitrisant la philosophie et la technique bio.

Dans les transactions de vignobles bios, les propriétés les plus recherchées sont celles pouvant faire valoir un historique, une antériorité et un savoir-faire.

Dès qu’il est possible de faire valoir 15 ans de pratique, les investisseurs marquent un intérêt et la première question posée à un vigneron cédant son domaine est très simple « depuis combien de temps êtes-vous en culture bio ? ».

Existe-t-il une plus-value entre un vignoble en culture conventionnelle et un vignoble en culture bio ?

Toutes les agences du réseau VINEA TRANSACTION (tout comme d’ailleurs la SAFER), n’ont pas encore enregistré d’écarts de cotation entre un vignoble bio et un vignoble conventionnel. Toutefois, un label Bio est de plus en plus, une « aide à la vente », un plus dans les négociations.

La « prime à la valeur » peut par ailleurs, s’enregistrer au travers des performances économiques.

Si la marque, le chiffre d’affaires, et le réseau de distribution (c’est-à-dire le fonds agricole) font valoir des éléments positifs, un good wheal peut alors être obtenu dans la valorisation et dans la vente.

Pour l’avenir, au regard de l’engouement de plus en plus marqué pour les vins bio, il est envisageable qu’une « cotation » vignoble bio puisse voir le jour.

A moyen terme, il serait utile qu’un recentrage puisse « s’opérer » dans les organismes certificateurs qui sont principalement au nombre de 6 en France dont Ecocert, l’organisme le plus connu.

Domaine en Biodynamie, existe-il un marché ?

Le marché du foncier « biodynamie » n’existe pas réellement et ce pour une double raison : l’offre est très faible tout comme la demande.

La viticulture biodynamique est encore peu connue en France et s’adresse à un faible nombre d’initiés qui ne sont pas présent dans l’investissement vignoble.

Le label DEMETER commence tout juste à être identifié bien qu’en place depuis plusieurs années et nous pensons que le marché des vignobles en biodynamie restera marginal.


 

3 implantations de Vinea Transaction au cœur du vignoble Méditerranéen

LANGUEDOC

Bernard Cabanis
bcabanis@vineatransaction.com – 04 67 22 55 52

VALLEE DU RHONE

Gilles Martin

gmartin@vineatransaction.com – 04 90 32 04 29

PROVENCE COTE D’AZUR

Isabelle Maligne

provence@vineatransaction.com – 04 94 53 35 37

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